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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 14:36

Le départ dont il est question depuis si longtemps a enfin eu lieu !

C’était hier, dimanche 6 mars. Le temps de sauter dans un jean, un matin de nuits folles parisiennes, le temps que la gorge se noue avant de ployer en larmes chaudes et salées de quitter Olivier, le temps de jetter 3 ou 4 sacs d’affaires indispensables sur la banquette de la voiture (merci Papa, merci Maman) et me voilà partie pour l'aventure.

Bon, 500m plus loin, Porte d’Aubervilliers, premiers ralentissements : accident à proximité.

Il me faudra 1h30 pour rallier Rambouillet, soit faire quelques 60 km.

Je sens que j’en ai pour la journée, et pas n’importe quelle journée : comme toute cette semaine, elle est splendide. La route devient un voyage initiatique, une longue promenade en compagnie de moi-même, baignée de soleil et de chaleur.

Partie à 14h30 et perdue seulement le dernier kilomètre, celui qui permet de rejoindre le lieu-dit où est implantée la ferme (bravo Jean-Karl pour le téléguidage), j’arrive à 19h45-20h.

corps-de-ferme-habite-sepia.jpg

Un joli feu dans le poêle et un bon steak de viande de salers bio – pommes de terre du potager m’attendent.

 

La soirée se passe dans la courtoisie et la curiosité réciproques.

Finalement, mon hôte, Marco, en parfait gentleman et avec délicatesse, me laisse sa chambre et je m’y installe royalement tandis qu'il dort sur le canapé puis dans une caravane.

Je n’aime pas chauffer ma chambre, alors la fraîcheur qui y règne ne me dépayse pas. Avec 2 couettes et une bouillotte à mes pieds, je passe une nuit parfaite .

 

 

 

Lundi 7 mars 2011 : Ca y est, ca va commencer !!!!!!!!!! Je suis tellement impatiente que j’en oublie de déjeuner, ce qui étonnerait toutes celles et ceux qui me connaissent bien.

Mais pas de travaux agricoles tout de suite, Marco – mon « gourou » - étant en train de « ramasser » des volailles dans un élevage en batterie conventionnel d’un de ses voisins qui lui rend des services. Une tâche difficile et peu agréable, à l’aube, dont on revient harassé et puant... Ca vous tente hein ?

Nous en profitons, Jimmy et moi, pour faire quelques courses (alimentaires)

 

A notre retour (après 4 cafés chez les uns et les autres. C’est sur, je vais revenir avec du cholestérol vu les repas et de la tension vu la caféine que j’ingère ! ), Marco et moi nous mettons à notre travail du jour : préparer les légumes qui seront distribués en paniers auprès des adhérents de l’AMAP de la Mauvaise Herbe.

Marco me montre comment préparer les carottes : enlever les fanes, trier celles qui n'ont pas supporté le stockage d'hiver … Le lavage à l’eau froide n'est prévu que pour le lendemain, brrr, mes mains en frissonnent déjà !!!!!!!!!!

Puis c’est le tour des 8 cagettes de pommes de terre à trier et dégermer. Grâce à toi Maman, je ne fais pas trop mauvaise figure dans cette discipline ( ;)))))

Il faut dégermer pour éviter que cela donne ça : pdtgermée

Marco m’explique combien le stockage est l’étape la plus difficile du maraîchage, pour garantir un approvisionnement de qualité, aussi varié que possible, en toute saison. Il faut une pièce isolée pour maintenir une température constante et protéger des grands froids et des gelées ravageuses, mais aussi hermétiques pour éviter les incursions des rats (merci les petits amis pour le coup de dents qui suffit à gâcher une belle pomme de terre et surtout les déjections gentiment oubliées.)

A noter : lors de la récolte, ne pas mélanger les différents types ou espèces de légumes plantés, afin de pouvoir noter précisément pour chacun et chacune la qualité de conservation, leurs caractéristiques, leurs besoins…..

 

Nous attaquons ensuite le ramassage des 80 poireaux, plantés au printemps dernier et ramassés depuis septembre-octobre. Un coup de bêche-fourche pour les lever puis, au couteau, couper les racines tout autour de l’oignon, pour l’arracher sans l’abîmer.

Nous le nettoyons grossièrement sur place (feuilles mortes, sèches ou pourries….) puis direction la brouette et le hangar.

 

Pendant que je finis les derniers poireaux, aidée par Maud et Julie, Marco va chercher du foin pour les quelques jours qui séparent encore le bétail du départ tant attendu pour les pâtures.

Cette année, par cause de sécheresse, il a fallu distribuer du foin dès août. Du jamais vu en Mayenne et surtout une lourde conséquence économique, accrue par la spéculation sur le prix du foin : une alimentation beaucoup plus coûteuse, et rationnée.

 

La fin de soirée est consacrée à cuisiner (jusque là, j’ai mis les pieds sous la table, alors je me rattrape).

 

Petite anecdote : l’une des 6 chèvres, qui remplissent des fonction de débroussailleuse, s’est une nouvelle fois détachée. Il y a entre son propriétaire et elle une sorte de bras de fer engagé à ce sujet... Il semble que la chèvre gagne, à l'usure : Marco décide de la laisser libre, pour ne pas perdre du temps à la remettre à l’attache.

Et figurez vous qu’elle nous suit, ou plutôt qu’elle ME suit en permanence, toute la journée, en bêlant. Voilà une bête bien curieuse ( ;))))

 chevre-de-compagnie-2.JPG

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