Mardi 20 mai 2 20 /05 /Mai 12:58

SEMAINE 1 – Jardins de la Grelinette Arrivée mercredi après midi. Jean Martin vient me chercher au saut du bus à Cowansville, à 30 min de voiture de la ferme. Nous traversons la région des cantons de l'Est et je la découvre très agricole. J'ai hâte de voir la ferme et je ne suis pas déçue. Je rencontre mes futurs collègues, même éphémères (les stagiaires restent en principe 3 semaines, 1 nouveau chaque semaine), en plein dans leurs tâches respectives : Sophie, Nicolas, Delphine et Jean-François. Comme le « dîner » (comprendre déjeuner) est proche, je ne m'y mets pas tout de suite mais visite la ferme découpée en 10 jardins identiques (pour en savoir plus, lire le livre de jean Martin Fortier, le jardinier maraîcher chez Ecosociété) et le campement avec les yeux brillants : concernant la ferme, le livre de Jean-Martin était plus que fidèle : les jardins se déploient de toute part autour de la maison . En contrebas, un petit bassin d'agrément, puis quelques plantations fruitières (framboisiers et rhubarbe) ainsi qu'un verger récent (pommiers, pruniers, poiriers...) et, de l'autre côté du chemin, le poulailler et l'enclos de la chèvre, Etoile, et de ces deux chevreaux incroyablement « cute » (comprenez mignons et craquants à souhait). Le chemin se poursuit vers le campement, dans le sous-bois. De chaque côté, des tentes en bois, une toilette sèche et le pavillon des woofers, l'espace partagé qui contient la cuisine, un salon et une douche de plein air. L'espace du feu de camp a été prévu car, comme dit Jean-Martin, « ne pas faire de feu de camps au Canada, c'est une erreur formidable ». En face de la baie vitrée du pavillon, le réservoir d'eau, un bel étang surplombé par le sauna dans lequel j'élis momentanément résidence. Le soir, il faut entendre le concert des grenouilles ! (que je prends pour une alarme un soir, provoquant les moqueries amusées et sympathiques de mes comparses)  Le matin, un couple d'oies de Bernache (outarde ici) atterrit bruyamment dans la mare. Samedi, nous apercevons également des cerfs de Virginie à la lisière du champs voisins, et Sophie et moi avons repéré des traces de sabots dans le chemin. Sur la ferme, le travail se fait dans la bonne humeur et sans stress mais avec un souci d'efficacité. Maud-Hélène répartit le travail, et nous montre patiemment chacune des tâches. Elle nous initie aussi à la greffe des tomates. Jean Martin corrige nos gestes (posture mauvaise pour le dos, multiplication de gestes inutiles, tenue d'un outil qui minimise son utilité....) et nous appelle pour de petites présentations-démonstrations de techniques : charrue rotative pour surélever les planches permanentes, pyrodésherbeur (5 foyers couverts pour une utilisation en tout temps et une intensité suffisante) Ici, les plants sont magnifiques. Les tables de semis sont réalisées avec un cadre de bois rectangulaire recouvert ensuite de lattes de bois soigneusement clouées, le tout posé sur des parpaings dans la serre. Dès qu'il manque de place dans la serre principale (qui est chauffée pour démarrer la saison avant les dernières neiges et les dernières gelées), une nouvelle table peut donc être fabriquée facilement. Côté climat, pour mémoire, la Montérégie (région administrative autour de Montréal à laquelle Saint Armand se rattache), est plutôt privilégiée mais il y a quand même de la neige jusque fin mars environ. Et la saison ne peut pas vraiment continuer après novembre (et encore grâce aux serres). C'est pourquoi JM et MH partent des plants dans leur maison bien au chaud derrière la baie vitrée et des semis en serre chauffé (dans laquelle ils transplantent les plants de tomates ensuite) Le but est d'avoir les cultures nouvelles le plus tôt, pour attirer des clients au marché. Et cela sera réussi cette année, aux vues de l'avance de leurs plants de tomates. Pas de récolte pour le moment, en dehors d'un peu de mesclun, qui participe grandement à l'économie de la ferme par ailleurs. Mais les 10 jardins sont presque déjà tous remplis. La « procédure » est souvent identiques : le jardin à mettre en culture est bâché avec une bâche noire étanche mais percée de quelques trous pour éviter un poids trop lourd lors de son retrai du fait de l'eau acucmuléet, pendant au moins 2 ou 3 semaines, afin de provoquer une levée de mauvaise herbe et leur mort par étiolement (contrôle des mauvaises herbes ou adventices par occultation) Puis, la bâche une fois enlevée, les planches permanentes sont passées à la grelinette (elle s'enfonce tellement facilement que ce n'est pas la corvée épuisante que l'on pourrait penser). Un fertilisant type sang séché ou fumier de poule est ajouté et incorporé lors du passage de la binette à roue. Une année sur deux, la planche reçoit aussi une grosse quantité de compost pour structure le sol et le nourrir. Le travail de préparation est achevé par un coup de rateau (avec retrait des mottes éventuelles) puis le traçage des sillons de semis-plantations avec le même rateau augmenté de traceurs. Cette semaine, j'ai : préparé des planches pour la plantation de poireaux, préparé des planches et transplanté des épinards, préparé des plateaux pour le semis et semé des courges d'hiver, des melons et pastèques, égourmandé et tutoré des tomates, repiqué et préparé des pots de basilic pour une vente de plants... Samedi, la famille étant partie et le vent tempétueux, j'ai aussi essayé de remettre les bâches envolées des serres chenille avec Jean François ! Heureusement, le vent tombera dans la nuit. Je réalise une fois de plus combien je ne me sens pas encore prête, et combien il est pourtant nécessaire de se lancer !

Par detourparlaterre.over-blog.com
Dimanche 20 avril 7 20 /04 /Avr 16:44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n'y a pas longtemps, j'ai reçu une proposition de stage "forêt nourricière". c'était la 4e fois que j'entendais parler de ce concept et j'avais envie d'en savoir plus...

Grand bien m'a pris car j'ai non seulement découvert un lieu de ressourcement autant qu'un lieu ressource (le centre Amma de la ferme du Plessis, non loin de chartres), des personnes incroyables et notamment Norbert, notre formateur, coordinateur du Projet Primeurs de vie vers Lyon et permaculteur confirmé, mais aussi une façon de concevoir ma future plantation de "verger" qui me réjouis déjà.

L'idée est de reproduire une forêt et ses synergies positives tout en plantant des essences et des étages qui nourissent l'être humain ... et aussi les autres (l'un des 3 principes éthiques de la permaculure, c'est le partage équitable des ressources !) 

 

Il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet et je ne suis pas devenue une référence en 2 jours de stage.

Alors voici quelques liens pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus : link ou encore ici link

 

on trouve aussi des infos sous le nom de jardin foret link

 

et puis une petite vidéo, pour s'évader un peu : 


 

 

 

Par detourparlaterre.over-blog.com - Publié dans : le mot de la semaine
Dimanche 20 avril 7 20 /04 /Avr 16:25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hey hey hey 

depuis quelques 6 mois, je découvre et pratique la consommation principale de produits crus.

Pour celles et ceux qui se disent, mais du coup, tu manges quoi (avec l'air un peu affolé ou plein de pitié), une petite idée de ce qui "reste" quand on évite la viande et les produits laitiers, et qu'on ne cuit qu'occasionnellement, je mange donc principalement ces produits : 

- légumes crus (surtout des carottes et des choux de toutes sortes) ou marinés à l'huile

- fruits crus (plein de melons en été, des pommes et des bananes ) et fruits séchés (ma petite faiblesse) 

- des avocats dès que je ne culpabilise pas trop de leur provenance

- 1001 graines (ma grande faiblesse) : amandes, noisettes, tournesol, cajou, brésil, lin, courges, sésame noir et doré, macadomia (un peu cher) en graines justes décortiquées ou pire, en grandes cuillérées de purées natures....

- des graines germées : céréales (quinoa, épeautre, blé...) ou légumineuses (lentilles de toutes les couleurs, soja vert, haricots, pois chices....)

- fromages de préférence au lait cru et yaourt de soja

- laits végétaux

 

j'ai découvert le pain Essene, cette merveille douce et fruitée composée de céréales germées écrasées...

et les crukers (des crakers déshydratés)...

Bref, un monde de saveur, de textures et de couleurs nouvelles s'ouvre et ça, ça réjouit ma curiosité aussi naturelle que maladive. 

 

Alors une recette quand même, puisque je l'ai annoncée, que vous pourrez modifier au gré des saisons : 

des makis crus. 

Rapez un légume-racine de saison et que vous aimez avec la grille fine (panais, patate douce, navet...)

cela vous donne le "riz". Pressez le pour enlever le plus d'eau.

 

Préparer le centre de vos makis : lamelles d'avocat, de tofu nature ou aromatisé, de légumes séchés, de concombre, radis marinés / carottes  ou betterave râpees....

 

Etaler le "riz" de légume sur les 3/4 de la longueur de la feuille d'algue. Laisser 1/4 libre. 

Disposez dans la longueur et côté à côté une fine bande de chaque garniture (3 ou 4 bandes max).

Parsemez de gomasio. 

humidifiez le 1/4 vide d'algue.

roulez l'algue serrée à partir de la fin des bandes de garniture.

coupez dans la largeur en 6 makis. 

 

Une vidéo pour mieux visualiser, même si là, l'algue et le riz sont "inversés" (pas possible avec du riz de légume)

 

 

bon appétit 

 

Par detourparlaterre.over-blog.com - Publié dans : Recettes de saison

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